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La Suisse fond à petit feu

un glacier dans les Alpes
Source : Smithsonian Magazine

Le réchauffement climatique est un fléau dangereux qu’il est temps de ralentir. Pourquoi ? Tout simplement parce que les conséquences risquent d’être catastrophiques tant dans le monde qu’en Suisse, qui compte pour l’instant 140 glaciers. Si nous n’agissons pas maintenant, les sports d’hiver ne seront bientôt plus possibles et le seul divertissement que nous aurons en montagne dans 10 ans sera la randonnée pédestre, les jeux de casino en ligne et le bien-être. Apprenez en plus sur le réchauffement climatique et sur son impact sur la planète, et notamment sur la Suisse et ses glaciers.

Le changement du climat

Ce n’est plus un secret pour personne, et les arguments de ceux qui le contredisent relèvent clairement du complotisme : le climat se réchauffe dangereusement. Bien qu’il arrive que les températures baissent en hiver, durant l’année, les moyennes sont nettement plus hautes que la normale. Il fait plus chaud en été comme en hiver.

En Suisse, le réchauffement climatique se fait de plus en plus remarquer : tandis qu’il y a dans l’ensemble moins de jours de neige durant l’hiver, les stations de ski tardent à ouvrir leurs portes, sous la menace de ne pouvoir satisfaire les touristes. Dans les maisons, les cheminées et les chauffages sont allumés de plus en plus tard dans l’année. Il pleut également moins, et l’été change perceptiblement, avec un environnement bien plus sec dans le sud du pays.

Pourquoi faut-il se soucier du réchauffement climatique ?

Bien sûr, la nature se régule en principe d’elle-même et peut parfois se réchauffer pendant quelques décennies, avant de revenir à la normale. Mais ce qui est dérangeant dans l’histoire du changement climatique, c’est qu’il est largement aggravé par l’œuvre de l’Homme et des émissions de dioxyde de carbone qu’il génère. Les usines, les voitures et les avions, la pollution et les déchets ne sont que quelques exemples aggravant le réchauffement météorologique. La nature est forcée d’évoluer bien trop vite, et c’est en cela qu’il est important de se soucier du changement climatique et de ses conséquences.

Les glaciers et les neiges éternelles impactés par le réchauffement climatique

le réchauffement climatique risque de faire des ravages
Source : TimesLIVE

Grâce aux nouvelles technologies, et en particulier aux satellites, il n’est pas compliqué d’illustrer le réchauffement climatique, notamment en utilisant pour exemple des valeurs sûres comme la taille des glaciers et le volume des surfaces recouvertes de neiges éternelles. L’Université de Genève fait partie des nombreuses institutions à observer la planète de l’espace grâce à des clichés pris par satellites. Dans leur cas, ils ont analysé 22 ans d’images de la Suisse vue du ciel, et ont pu constater un changement brutal de la couverture neigeuse du pays.

Des statistiques qui parlent d’elles-mêmes

Grâce au Swiss Data Cube, les chercheurs ont pu constater l’évolution de la couverture neigeuse suisse. Les zones sans neige sont passées de 36 % en Suisse de 1995 à 2005, à 44 % entre 2005 et 2017, soit une augmentation de 22 % de territoires non enneigée. Les glaciers ont, eux aussi, subi une véritable fonte alarmante : durant les dix dernières années, 20 % de la glace a disparu. Le volume représente 25 centimètres d’eau sur la surface totale de la Suisse. En 2018, malgré un enneigement supérieur à la moyenne, les glaciers ont perdu 2,5 % de leur volume durant l’été extrêmement chaud de 2018.

Pour mieux comprendre cette fonte, il faut regarder le climat et les températures de 2018. Malgré un fort enneigement jusqu’à mai qui a permis au glacier de se conserver durant l’hiver, de mai à septembre, aucune chute de neige de plus d’un centimètre n’a eu lieu à haute altitude. De plus, les températures étaient très hautes durant cet été, avec des records de chaleur qui n’avaient pas eu lieu depuis au moins 80 ans.

Qu’est-ce qui nous attend, dans 20 ans ?

Le réchauffement climatique promet d’être catastrophique dans les décennies à venir si l’on tarde trop à changer de comportement, tant au niveau des citoyens que des gouvernements et des grandes entreprises mondiales. Concernant la planète, la montée des eaux sera particulièrement dévastatrice. De nombreuses petites îles vont sûrement disparaître de la surface de la Terre. Des mégapoles situées sur les littoraux risquent d’être noyées comme Tokyo, Amsterdam ou Miami par exemple, alors que certaines semblent déjà être condamnées. À cette allure, New York sera probablement ensevelie dans les années 2080.

Quid de la Suisse ?

En Suisse, les étés seront sûrement de plus en plus chauds, dus à l’augmentation du dioxyde de carbone dans l’air auquel les glaciers sont très sensibles, et ces derniers vont alors irrémédiablement être impactés. Tandis que le glacier d’Aletsch, le plus grand de Suisse, sera toujours là pour être observé, d’autres glaciers plus petits auront disparu, comme celui de Tsanfleuron. Ce glacier a d’ailleurs été celui qui a le plus fondu récemment, dans lequel nous avons trouvé en 2017 deux corps parfaitement conservés, morts il y a plus de 75 ans. Même si nous arrêtions aujourd’hui toute production de dioxyde de carbone, les glaciers auraient besoin de temps pour se stabiliser de nouveau, et perdraient jusqu’à 50 % de leur volume. C’est donc clairement le moment de prendre soin de notre planète, et cela peut par exemple passer par le « plogging », un jogging utile durant lequel vous ramassez en même temps les ordures pour contrer la pollution.

La Suisse, le pays roi du recyclage

la Suisse reine du recyclage
Source : Wikimedia

La Suisse est considérée comme le pays roi du recyclage. En effet, la plupart des matières sont soit recyclées, soit incinérées. Découvrez dans cet article comment le gouvernement s’y prend pour faire respecter ces mesures au quotidien par ses citoyens, et comment aller plus loin pour réduire la pollution et protéger l’environnement.

Le recyclage en Suisse, une affaire très sérieuse

La Suisse est réputée dans le monde entier pour être un pays propre. La raison? Les règles de recyclage sont scrupuleusement respectées par les citoyens, puisque tout commence par eux.

En effet, dans toutes les épiceries et dans tous les supermarchés, les Suisses peuvent trouver des sacs à ordures spéciaux, qui ont un prix associé à leur taille.

Le citoyen doit alors payer plus cher s’il jette plus de déchets. En parallèle, une taxe est appliquée à chaque foyer, et des amendes peuvent être données aux personnes faisant mal leur tri et éliminant mal leurs déchets.

La stratégie de recyclage et de tri est très prise au sérieux, autant que la stratégie au poker d’un casino en ligne. C’est ainsi directement par le porte-monnaie des citoyens que le gouvernement les motive à recycler. Afin de mettre en œuvre ces règles strictes de recyclage, on retrouve partout en Suisse et dans ses villes et villages des points de collecte.

Les Suisses peuvent ainsi recycler le verre, l’aluminium, le papier, le plastique, le textile, les piles, mais aussi l’huile ménagère au sein de leur maison, et ensuite déposer leurs déchets dans leur quartier ou aux supermarchés pourvus de bacs de recyclage.

Des centres de recyclage permettent de récolter d’autres types de déchets aussi banals qu’insolites, tels que les encombrants, le métal, l’électronique, les déchets verts, mais aussi les cadavres d’animaux.

Zéro déchet dans la nature, grâce au recyclage et à l’incinération

La Suisse est rapidement devenue l’un des meilleurs pays en termes de recyclage, et cela grâce au principe du « pollueur-payeur » comme évoqué ci-dessus : les déchets doivent être payés par le citoyen, que ce soit à travers le prix des sacs, la taxe sur les sacs, mais aussi les amendes données lorsque le recyclage est mal fait.

Le taux de recyclage est très haut pour le pays. En effet, 96% du verre est recyclé, ce qui est l’un des meilleurs taux d’Europe. Les autres matières ont également un taux similaire, avec 91% de l’aluminium recyclé, 86% du métal, 83% du plastique et 70% des piles.

En tout, ce sont plus de 128 000 tonnes d’électronique recyclées par an, et 60 000 tonnes de textile. Plus de 300 000 tonnes de déchets alimentaires sont transformées en compost chaque année par les citoyens. Tandis que 0% des déchets sont rejetés dans la nature, 50% sont bien recyclés, et les 50% restants sont incinérés.

Le recyclage et l’incinération sont cependant deux mesures qui ne sont pas forcément idéales pour l’environnement : elles sont polluantes et émettent des gaz à effet de serre.

Aller plus loin en évitant les déchets

Bien que le recyclage permette d’éliminer les déchets, c’est aussi un acte polluant. Comment éviter cela et protéger la planète ? Tout simplement en décidant de ne pas produire de déchet.

Cela s’organise d’une part en achetant d’occasion afin d’éviter la surproduction, et d’autres part en optant pour des achats sans emballage.

C’est ce qu’on appelle le zéro déchet. Ce concept récent, et pourtant ancestral, peut facilement être mis en œuvre. Il suffit par exemple d’opter pour des sacs réutilisables et de faire ses achats chez le marchand de légumes ou dans des magasins « zéro déchet » proposant des articles en vrac, tels que Chez mamie, Le Silo, ou encore Les Frondaisons de Bois-Genoud aux alentours de Lausanne.

En parallèle, ce sont des matières premières compostables comme le carton ou le bois qui sont mis en avant, ou incassables comme le métal, afin d’éliminer complètement la production de plastique.

Ainsi, en réutilisant les contenants, le nombre de déchets baisse drastiquement et permet aux Suisses de moins payer de taxes et de sacs poubelles.

C’est une démarche qui demande un peu d’efforts, mais qui est bénéfique pour l’environnement comme pour le porte-monnaie !