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Le base jump, ce sport de casse-cou

des jumpers sautent d’une falaise
Source : Wikimedia

Le base jump est un sport extrême de chute libre qui fait de plus en plus d’adeptes dans le monde entier, mais également en Suisse où les Alpes sont de merveilleuses plateformes pour se jeter dans le vide. Si ce sport dangereux ne vous tente pas, vous pouvez aussi vous détendre en buvant une bière avec vos amis, en regardant Netflix, ou en jouant au blackjack en ligne durant votre temps libre ! Découvrez dans cet article en quoi consiste le base jump, où pratiquer ce sport de casse-cou en Suisse, et pourquoi les locaux n’approuvent pas cette activité considérée comme dangereuse.

Qu’est-ce que le base jump ?

Le base jump est un sport extrême qui a convaincu environ 10 000 pratiquants dans le monde entier. Il est semblable au parachutisme dans le sens où les base jumpers profitent de quelques secondes de chute libre avant d’ouvrir leur parachute. Cependant, contrairement au parachutisme, le saut ne se fait pas à partir d’un avion, mais depuis une plateforme. Cela est donc semblable au parapente qui, en revanche, saute dans le vide avec un parachute d’ores et déjà ouvert lui permettant de voler en douceur. Ce saut dans le vide va provoquer une montée d’adrénaline intense chez le jumper qui dure quelques secondes.

Qu’est-ce que le « BASE » ?

Le base jumper va sauter d’une plateforme et profiter de quelques secondes de vol libre avant d’ouvrir son parachute. Le mot « BASE » est en réalité un acronyme signifiant « Building, Antenna, Span, Earth », soit « Immeuble, Antenne, Pont et Terre (ou plutôt les falaises) », il s’agit donc d’objets fixes. Ce détail, qui rend ce sport particulièrement dangereux, a pour conséquence de nombreuses différences avec le parachutisme, c’est-à-dire que les sauts se font à une altitude bien plus basse et que les obstacles sont bien plus présents qu’en sautant d’un avion. Aussi, une grande attention ainsi qu’une maîtrise de la chute libre sont particulièrement essentielles.

des jumpers sautent d’un immeuble
Source : Wikimedia

Où faire du base jump en Suisse ?

Tandis que le base jump peut frôler l’illégalité, notamment en cas de saut à partir d’une antenne ou d’un immeuble, il est important de trouver des lieux en Suisse où sauter légalement, et ainsi profiter pleinement de l’expérience de la chute libre. Dans ce pays montagnard, le base jump se fait essentiellement à partir de hauts sommets dans les Alpes.

Walenstadt

Walenstadt, au pied des Churfirsten, se trouve dans le canton de Saint-Gall. Ce lieu est particulièrement populaire pour ses gorges et son lac. Le saut en base jump peut se faire à différents endroits, aussi l’altitude peut varier. En pratiquant le base jump en haut des falaises Churfirsten pouvant aller jusqu’à 2300 mètres d’altitude, c’est un paysage paradisiaque qui s’offre sous les yeux du pratiquant.

Lauterbrunnen

Lauterbrunnen est une vallée qui se situe dans le canton de Berne. Elle est particulièrement appréciée pour les sports de montagne comme la via ferrata, mais aussi pour le base jump, puisqu’on y compte plus de 20 000 sauts par an. S’agissant de la vallée la plus profonde des Alpes, c’est donc un lieu idéal pour sauter et profiter d’une longue chute libre.

Jungfrau

Dans le canton de Berne, la Jungfrau est un sommet individualisé, donc idéal pour le base jump. Il culmine à plus de 4 100 mètres d’altitude et permet d’observer d’un angle tout à fait inédit la belle vallée de Lauterbrunnen.

Un sport dangereux qui ne fait pas l’unanimité

Bien que ce sport extrême soit de plus en plus populaire, le base jump essuie aussi de nombreux accidents mortels. En effet, les base jumpers ont une chance sur 2317 d’y laisser leur vie, que ce soit dû au parachute qui ne s’ouvre pas ou trop tardivement, ou à une erreur humaine, comme la perte de contrôle lors de la chute, ou la collision avec un obstacle comme une falaise ou un immeuble. En effet, avec une vitesse de 200 km/h, la perte de contrôle peut vite être fatale. Ces nombreux accidents mettent en colère les locaux, qui doivent non seulement subir des atterrissages aléatoires, mais qui sont aussi régulièrement confrontés à la mort des base jumpers sur leur terrain, comme ce fut le cas d’une classe en voyage à vélo en 2009, qui fut témoin de la chute et de la mort d’un pratiquant.